De nombreuses Régions protègent leurs agents en les aidant à payer la cotisation d’une Mutuelle. Ce n’est pas le cas à la Région ÃŽle-de-France.
L’acte II de la décentralisation et l’arrivée massive d’un personnel de catégorie C, aux revenus moins élevés que les catégories B ou A, rendent d’actualité ce sujet. La crise et la réduction progressive des remboursements de la sécurité sociale rendent urgentes une décision responsable de protection des agents.
Pour les agents de la Région ÃŽle-de-France, l’UNSA se bat pour une Mutuelle.
Voici une comparaison des dispositifs mis en place :
Par conventions du 25 juin 1996 avec la Mutuelle de l’Est et du 17 septembre 1996 avec la Mutuelle Régionale d’Alsace, la Région Alsace avait décidé de participer, par l’intermédiaire de ces deux mutuelles, à la protection de son personnel en subventionnant les cotisations individuelles versées par les agents à hauteur de 20% de leur montant.
Elle a étendue son dispositif à la MGEN ainsi que la SMAR en 2007.


La MNT, la MSPS, la MCPM, la MGPAT et la Mutuelle des municipaux sont conventionnées avec la Région qui participe à hauteur de 25% aux cotisations et prévoit la garantie "maintien de salaire". Vous trouverez, ci-dessous, la délibération cadre, qui date de 1997, et l’exemple de la MNT concernant la garantie ’maintien de salaire".




La Région attribue des subventions aux Mutuelles MNT, MGPAT, MGET, MPP, MPADP, MNFCT, dans la limite de 25%. Le dispositif initial date dde 1996 (délibération n°96-1272 du 8 juillet 1996. Il a été mis à jour en 2006.

La Région Poitou-Charentes ne participe pas aux mutuelles de ses agents.
Les agents ont cependant la possibilité d’adhérer à la mutuelle de la Préfecture (MGPAT) et leur cotisation peut être directement déduite de leur salaire mais sans aucune participation de l’employeur. Le choix de la mutuelle restant libre pour chaque agent.
Un exemple départemental et un exemple communal :
Par délibération n° 99-4627 du 13 décembre 1999, conformément au Code de la Mutualité, le conseil municipal a décidé de subventionner la Mutuelle MGPAT, dans la limite des 25 % du montant des cotisations payées par les agents pour les contrats « complément Santé » et « complément de Traitement ».

Dans l’attente des nouvelles possibilités qu’offriront les décrets d’application issus de l’article 39 de la loi n° 2007-148 du 2 février 2007 de modernisation de la fonction publique, la municipalité a maintenu ce dispositif.

La Mutuelle complémentaire de la Ville de Paris, de l’Assistance publique et des administrations annexes gérait depuis près de 50 ans, en délégation de la sécurité sociale, le centre 602 qui affilie les personnels de ces différentes administrations.
L’Inspection Générale, a engagée, à la demande du Maire de Paris, en 2004, une étude prônant qu’un cadre stable et légal soit proposé pour garantir et sécuriser les relations de la Ville de Paris avec les différentes mutuelles.
Aujourd’hui, le paysage est le suivant : Association Médico-sociale des administrations Parisiennes (AMAP), Entraide et Solidarité, Groupe France Mutuelle MNC, MNT