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La Grippe A H1N1 et les contractuels

dimanche 27 décembre 2009, par synperUNSA

Alain Olive entame son cinquième mandat à la tête de l’Union des syndicats autonomes avec un ultime défi : « Faire comprendre que les organisations syndicales doivent d’abord défendre ceux qui en ont le plus besoin, à commencer par les précaires ». Le SYNPER / UNSA, au Conseil régional d’Île-de-France, défend avec détermination les contractuels face aux conséquences de la Grippe A H1N1.

Les contractuels ne doivent pas payer la pandémie !

Parce que vous êtes responsable de l’accueil et de l’entretien des 470 lycées qui accueillent les 480 000 lycéens,

Parce que vous êtes des agents du siège accueillant les 11 694 000 franciliens,

l’UNSA se bat pour que le conseil régional prenne très concrètement en considération votre situation.

Au delà des nombreuses revendications que nous portons pour mieux protéger les agents (mise en place de gel hydroalcoolique, dénombrement des agents malades...), nous avons une particulière attention vis-à-vis des agents contractuels.

Aujourd’hui, les contractuels sont les plus exposés : avant quatre mois d’ancienneté, atteint de la grippe, ils doivent signer un arrêté où ils découvrent… qu’ils ne seront pas payés par la région !

Nous considérons qu’appliquer un tel dispositif est inacceptable : On n’a pas à être puni d’être malade. On n’a pas à inciter les agents à ne pas déclarer leurs arrêts de maladie.

L’UNSA vous informe que le recours aux contractuels dans la fonction publique devient de plus en plus aisé : avec la loi du 3 août 2009 l’employeur a aujourd’hui la possibilité de recourir au remplacement d’un fonctionnaire momentanément absent (stagiaire ou titulaire) par un agent contractuel ainsi que de recourir à l’intérim ( !).

Voilà pourquoi, avec détermination, nous défendons des agents qui subissent une précarité non choisie.

Nous réclamons la modification de la loi !

Comme syndicalistes, nous ne sommes pas seulement dans les entreprises, pas seulement dans les administrations et les services publics mais aussi dans la société.
Et dans notre vision du syndicalisme, tous les sujets de sociétés nous intéressent, notamment quand ils portent sur les droits et les libertés.
Discours Alain OLIVE, Secrétaire général de l’UNSA, 24 nov. 2009

Le Président du Conseil régional, en tant qu’élu représentant la plus importante collectivité territoriale de France en nombre d’habitants, peut dénoncer l’injustice des agents contractuels face aux congés de maladie. Nous lui avons demandé.

Avec la grippe A H1N1, c’est un éclairage évident de la discrimination qui frappe les agents contractuels et des risques qu’elle fait courir. En ne payant pas les agents en congés de maladie, on ouvre la porte à la tentation de venir travailler en état malade pour ne pas perdre en rémunération. Le risque de contagion est ainsi multiplié.

Nous sommes tous en position de responsabilité face à cette situation. L’UNSA est bien déterminé à dénoncer haut et fort cette injustice et à réclamer sa réparation. Nous demandons au Président du Conseil régional de nous suivre sur ce chemin.

La Région île-de-France doit monter l’exemple

L’UNSA a demandé à l’administration une audience au comité de pilotage « grippe ». En effet, nous avons de nombreuses propositions a faire en vue de l’amélioration de la politique de prévention mise en place à la région.

Parce que nous nous devons d’être exemplaire à l’attention des contractuels, immédiatement, nous demandons : L’autorisation exceptionnelle d’absence qui permettra à l’agent de percevoir son salaire tout en restant loin des communautés scolaire et de travail durant la période de contagion.

Aujourd’hui, l’administration nous dit c’est la loi, nous ne paierons pas les congés de maladie des contractuels !

Aussi, nous saisissons l’exécutif sur cette discrimination concernant les agents contractuels et dangereuse pour la communauté en cette période de pandémie. Le conseil régional doit mettre rapidement en place un dispositif levant les sanctions pécuniaires frappant ces agents.

La loi n’est pas forcément la justice et il faut parfois y résister. En restant dans la légalité, le Président du conseil régional, peut donner des consignes pour que soit exercé avec intelligence les différents dispositifs applicables dans sa collectivité pour protéger les plus faibles.

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